
Sa situation géographique, sur la voie reliant Turin à Strasbourg, a fait de Faverges, au fil des siècles, un lieu stratégique. Témoins de cette époque, les fouilles du Thovey et de nombreux vestiges, trouvés à l'emplacement de Casuaria, un vicus situé sur l'emplacement de l'actuel hameau de Viuz.
Ces vestiges du passé sont aujourd·hui conservés et exposés au Musée archéologique de Viuz-Faverges.
Autre témoin du passé, le château de Faverges a connu plusieurs périodes de rénovations et de transformations. Henri IV y a séjourné. La tour, qui domine la vallée, a été érigée à la fin du 13ème siècle.
Au Moyen-âge, fer, charbon et cuivre sont exploités à Faverges ; des cloutiers, des forgerons s’installent le long des cours d’eau. La cité prend de l’ampleur. En 1871, le château est transformé en fabrique pour le tissage et le traitement du coton, puis de la soie. La manufacture atteint son apogée vers 1855 : 800 métiers à tisser et plus de mille ouvrier(e)s.
La vocation manufacturière et artisanale de Faverges se transforme peu à peu. La ville accueille de nouvelles activités : en 1909, c’est l’installation d’une filiale de la maison suisse "Stäubli frères" (" ratières " ou programmateurs pour métiers à tisser). En 1924, les ateliers parisiens d’un enfant du pays, Simon Tissot Dupont, sont transférés à Faverges. Les produits de luxe S.T. Dupont (briquets, stylos, mallettes) y sont désormais fabriqués.