Le pays de Faverges - Giez - Economie, tourisme...
Le pays de Faverges en Haute Savoie, entre Albertville et Annecy, et ses dix communes (Faverges, Doussard, Seythenex, Montmin, Chevaline, Cons-Sainte-Colombe, Giez, Lathuile, Marlens, St Férréol) vous font découvrir leur economie et leur tourisme. Découvrez également l'agenda et la vie des communes, le tissu économique, les sports et loisirs pratiqués...
Giez - economie - tourisme
Giez est une commune très verdoyante située " au centre " du pays de faverges, aussi près des rives du lac que du chef lieu de canton, la commune est donc équidistante d’Albertville et Annecy.
C’est au 19ème siècle qu’elle fut le plus peuplée, avec 624 habitants, période qui correspond aussi à un essor industriel (exploitation de minerais et activité textile). De nos jours, la commune compte 448 habitants et est devenue essentiellement un lieu résidentiel, bien que l’activité du bois y soit encore pratiquée par plusieurs scieries.
La présence d’un golf très fréquenté contribue à développer l’aspect touristique de la commune et influence son environnement.
L’histoire de la commune est, depuis le 13ème siècle liée à celle de la famille de Villette, qui est, depuis 1204 – et encore à ce jour - propriétaire du château de giez.
La baronne de Villette achète également, au 17ème siècle, le " martinet "qui avait longtemps contribué à l’economie locale et qui était près de tomber en ruines.
A ce moment, le travail des métaux est très présent dans la commune, avec diverses déclinaisons : le martinet, qui permit, après la révolution, de fabriquer des instruments aratoires. Le haut fourneau, installé en 1815, réduisait le minerais et donnait de la fonte de fer destinée notamment à mouler de petits objets. Une sablerie, adjointe au fourneau, fabriquait des ustensiles " de cuisine ", marmites, poêles, etc...
Le textile, présent sur le canton, occupe également une place à giez, grâce à la fabrique de taffetas qui, au 18ème siècle, occupait 50 ouvrières produisant une moyenne annuelle de 600 pièces de taffetas.
A découvrir :
Chapelle de Saint Gingolph : Légendes...
La légende raconte le passage de Saint Gingolph à Gy pour se rendre à Saint Ruph. Il faisait halte en un lieu où paraît-il, une source jaillit. L’eau de cette source avait le don d’assurer le bonheur aux jeunes ménages qui en buvaient avant le mariage.
En 1789, la statue érigée en signe de dévotion pour ce saint avait été transportée dans une cave, au milieu du village qui porte son nom. Les maisons du village, construites en chaume, furent détruites par un incendie, sauf celle où se trouvait la statue du saint… On dit que ce sont les habitants de la commune qui auraient pris en charge la construction de la chapelle actuelle.
On ne peut parler de giez sans accorder une attention particulière à l’actuel château, édifié vers 1430. Auparavant, c’était une " maison forte " bâtie sur le fief de Gyé. Son rôle était d’abriter les récoltes et parfois les populations en cas de danger.
La bâtisse subit des modifications au cours des siècles, mais la plus importante est celle que " Gy " connut en fin de période sarde (quelques dizaines d’années avant 1860). A ce moment, les façades sont rectifiées, le toit refait, un parc romanesque y est dessiné, et des terrasses sont aménagées en contrebas pour les jardins potagers et les vergers. Mais surtout, l’utilisation du bois pour les aménagements intérieurs donne une atmosphère chaleureuse au bâtiment. Les parquets typiquement savoyards sont notables, avec leurs losanges de sapin entourés de noyer.
Les salons avaient des vocations variées, qu’ils soient à l’usage des messieurs ou bien exclusivement réservés aux activités " féminines "...
Des écuries existaient, entourées au 19ème siècle d’une "ferme modèle". Un long bâtiment édifié en contrebas pour recevoir le martinet est aujourd’hui utilisé par le Golf de giez comme Club House.
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